Les interruptions minent la productivité

Si vous passez vos soirées et vos fins de semaine au bureau, ce n’est pas parce que vous avez trop de travail mais parce que vous n’arrivez pas à en abattre assez durant les jours de semaine. Pourquoi ? À cause des interruptions.

Pensez-y : quand accomplissez-vous le gros de votre travail ? Si vous êtes comme la plupart des gens, ce sera le soir, tôt le matin ou durant la fin de semaine, autrement dit, quand il n’y a personne dans les parages. Il ne s’agit pas d’une coïncidence.

À deux heures de l’après-midi, les gens se trouvent généralement en réunion, en train de répondre à leurs courriels ou occupés à tchater avec des collègues. Ces réunions et petits rendez-vous impromptus qui peuvent sembler anodins sont en fait l’ennemi numéro un de la productivité. Interruption n’égale pas collaboration : interruption égale interruption. Et lorsque vous êtes interrompu, votre travail n’avance pas.

Les interruptions fractionnent votre journée de travail en une suite de courts moments de travail. Quarante-cinq minutes, et vous répondez à un appel. Quinze minutes, et c’est l’heure du repas. Une heure, et vous vous rendez à une réunion. La journée s’achève, et c’est tout juste si vous avez joui de deux heures de travail ininterrompu. Or, vous ne pourrez rien accomplir de substantiel si vous êtes sans cesse en train de commencer,
D’arrêter, de recommencer, d’arrêter, etc.

Il vous faut exactement le contraire. Les longues plages de solitude sont les moments les plus productifs. On est toujours étonné de la somme de travail qu’on abat lorsqu’on peut s’absorber dans une tâche (par exemple,
Quand on travaille en avion sans téléphone, ni courriel, ni aucune autre source de distraction).
Atteindre ce degré de concentration exige du temps et suppose qu’on évite les interruptions. C’est un peu comme le sommeil paradoxal : on n’y accède pas directement ; il faut d’abord s’endormir, puis y plonger graduellement. Toute interruption force à recommencer à zéro. De la même façon que la vraie magie du sommeil opère durant le sommeil paradoxal, la magie de la productivité opère durant la plage de solitude.
Inutile de vous lever à l’aube pour jouir d’une plage de solitude ; vous pouvez en ménager une au bureau. Décidez que la moitié de la journée sera réservée à cette fin. Décrétez qu’entre 10 heures et 14 heures, personne ne parle à ses collègues (sauf durant le repas), faites de la matinée (ou del’après-midi) votre plage de solitude personnelle ou inspirez-vous des « vendredis décontractés » et instaurez les « jeudis silencieux ». Quelle que soit la formule, veillez à ce que ces plages de solitude soient rigoureusement respectées si vous voulez éviter les interruptions qui minent la productivité.

Pour cela, il faut vaincre la dépendance à la communication. Une plage de solitude réussie exige de renoncer aux textos, aux appels téléphoniques, aux courriels et aux réunions : on ferme tout, on se tait et on travaille. Les résultats vous étonneront.

Dernier conseil : pour communiquer avec vos collaborateurs, privilégiez les moyens passifs qui ne commandent pas une réponse immédiate, comme les courriels, plutôt que les moyens interruptifs, comme les appels et les réunions. Ainsi, vos collaborateurs peuvent répondre à leur convenance plutôt que de tout laisser tomber sur-le-champ.
Votre journée est assiégée par les interruptions ? À vous de la défendre !

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